La Numérotation ascendante Sosa-Stradonitz
Ce système a été inventé par l'Allemand Michel Eyzinger en 1590. Il est ensuite repris par Jérôme de Sosa en 1676
puis par Kerule von Stradonitz au XIXe siècle.
Cette numérotation est la plus pratique et la plus utilisée pour l'établissement d'une généalogie ascendante.
Principes de la numérotation sosa
Et ainsi de suite...
| A | |
| Acte | Écrit constatant un fait (acte d'état civil) ou enregistrement une déclaration. |
| Adultérin | Enfant né de relations hors mariage. |
| Agnat, Agnatique | Ascendant ou descendant par les hommes. Une généalogie est agnatique lorsqu'elle ne prend en compte que les hommes. Voir aussi Cognat. |
| Aïeul(e) | Désigne le grand-père ou la grand-mère. |
| Aïeux | Au pluriel, désigne l'ensemble des ancêtres. |
| Aîné | Celui qui est né le premier. Voir aussi Benjamin ou Puîné. |
| Aînesse | Priorité d'âge, principalement entre les enfants mâles d'une famille noble. Droit d'aînesse : droit qu'avait l'aîné de prendre dans la succession des parents, une plus grande part que les autres enfants. |
| Apparenté | Allié par le mariage. |
| Armorial | Recueil d'armoiries. |
| Armoiries | Toujours au pluriel, désigne l'ensemble de l'écu et de ses ornements. |
| Article | Unité de classement d'archives (registres, pièces, ...). |
| Ascendant | Un ancêtre direct |
| Auteur | Ancêtre commun à plusieurs branches. On utilise souvent ce terme pour la noblesse. |
| B | |
| Bans | Proclamations publiques |
| Baptême | Sacrement qui marque l'entrée d'un enfant (ou d'un adulte) dans la vie chrétienne. |
| Benjamin | Le plus jeune enfant de la famille. Le dernier né. Voir aussi Puîné ou Aîné. |
| Bisaïeul | Père, mère de l'aïeul (arrière grand-père, arrière-grand-mère). |
| Blason | Ensemble des pièces qui constituent un écu héraldique. |
| B.M.S. | Cette abréviation désigne les registres paroissiaux dans lesquels les Baptêmes, Mariages et Sépultures étaient indiqués. |
| Branche | Partie d'un arbre généalogique. Exemples : branche paternelle, branche cadette... |
| C | |
| CA | Abréviation du latin Circa qui signifie environ. Ainsi ca 1800 signifie vers 1800. |
| Cadastre | Registre public sur lequel on indiquait la surface et la valeur des biens fonciers en vue de la perception de l'impôt. |
| Cadet | Né en second. On parle aussi de la branche cadette d'une famille. |
| Capitation | Impôt, taxe par tête. La capitation fut établie à la fin de 1695. |
| Cartulaire | Ensemble de documents, chartes, contrats, actes de foi et d'hommage, donations..., d'une famille ou d'une institution comme une abbaye. |
| Charte | Document qui concerne les biens et les titres d'une famille ou d'une institution et prouvant ses droits. Le chartrier est l'ensemble des chartes de la famille ou de l'institution. |
| Cherche de feux | En Bourgogne, ce sont des états nominatifs des chefs de famille établis en vue de l'assiette d'impositions directes. |
| Cognat - Cognatique | Ascendant ou descendant par les femmes. Une généalogie est cognatique lorsqu'elle ne prend en compte que les femmes. Voir aussi Agnat. |
| Collatéral | Parent descendant d'un ancêtre commun. Les collatéraux sont issus d'une autre branche. Un cousin est par exemple un collatéral. |
| Consanguin | Parent du côté paternel. Deux enfants issus d'un même père mais de mère différentes sont dits frères consanguins. Voir aussi Utérin. |
| Consanguinité | Parenté proche entre deux conjoints. Voir dispense de consanguinité. |
| Conscription | Tous les ans, les jeunes gens ayant atteint l'âge d'effectuer leur service militaire national s'inscrivent sur les rôles militaires. |
| Cote | Marque alphabétique et /ou numérique servant à classer des liasses d'archives ou des ouvrages de bibliothèques. |
| Curatelle | Régime de protection des incapables majeurs plus souple que la tutelle, leur permettant d'accomplir certains actes administratifs. |
| D | |
| De cujus | La personne dont on établit la généalogie. En latin : "de cujus successione agitur" ou "de cujus boni agitur", ce qui signifie "de la succession de qui il s'agit". Sert à désigner par extension le point de départ d'une généalogie. Le de cujus porte le N° Sosa 1. |
| Degré de parenté | Nombre permettant de mesurer la parenté entre deux membres d'une même famille. Le degré de parenté ne se mesure pas de la même manière en droit civil et en droit canon. Voir aussi Dispenses de consanguinités |
| Descendance | Ensemble des personnes issues d'un individu ou d'un couple (enfants, petits-enfants, ...). |
| Dispenses de consanguinités | Lorsque les époux étaient parents, ils devaient demander une dispense de consanguinité avant de pouvoir se marier. Voir aussi Implexe |
| Dispenses d'affinités | Lors des mariages, elles étaient nécessaires dans certains cas dont les principaux sont :
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| E | |
| Endogamie | Mariage entre individus originaires du même lieu. |
| Enregistrement | Inscription sur un registre public des actes notariés. |
| F | |
| Faire-part | Lettre ou billet qui annonce un événement familial : naissance, baptême, mariage, décès... |
| Feu | Sous l'Ancien Régime (avant la Révolution), cela désignait l'ensemble des personnes vivant sous le même toit et se réunissant donc le soir autour du feu. Le feu ne comprend donc pas seulement la famille nucléaire mais aussi les domestiques... Les recensements se faisaient par feu et non par personne. |
| Filiation | Lien de parenté unissant ascendants et descendants. Une filiation peut être agnatique ou cognatique. Voir aussi ces mots. |
| Fonds | Ensemble des documents d'archives conservés dans un dépôt, des livres conservés dans une bibliothèque, ... |
| G | |
| Gedcom | Norme d'échange de données généalogiques. |
| Génération | Chacun des degrés successifs d'une filiation: Génération 1 : l'enfant, génération 2 : les parents, génération 3 : les grands-parents... On évalue à 30 ans en moyenne le temps qui sépare deux générations. |
| Germains | Frère germain, soeur germaine : issu du même père et de la même mère. (voir utérin et consanguin). Cousin germain, cousine germaine : issu d'un frère ou d'une soeur du père ou de la mère. |
| Greffe | Lieu ou l'on classe et l'on conserve, sous la surveillance du greffier, les minutes des jugements, arrêts, rapports d'experts et ou l'on fait des déclarations, des dépôts. |
| H | |
| Héraldique | Science des blasons et des armoiries |
| Hoirs | Héritiers directs. On trouve la mention sans hoirs ou s.h. dans des généalogies. Voir aussi Postérité |
| I | |
| Illégitime | Né hors mariage. |
| Implexe | C'est le rapport entre le nombre théorique des ancêtres et leur nombre réel. Voir aussi dispenses de consanguinités. |
| Index | Table alphabétique des noms cotés dans un ouvrage ou un ensemble de documents. |
| Insinuation | Inscription sur les registres du greffe du bailliage de la teneur essentielle des actes rédigés par les notaires. |
| Intestat | Décédé sans testament. |
| Inventaire | Ouvrage qui analyse un fond d'archives et permet de l'exploiter plus facilement. |
| Inventaire après décès | Dénombrement de tous les biens meubles et immeubles laissés par un défunt et constituant sa succession. On trouve ces documents dans la série B aux archives départementales. |
| L | |
| Légitimation | Action de légitimer, de rendre légitime. La légitimation d'un enfant naturel. |
| Liasse | Unité de conservation d'archives. |
| Lignage | Ligne directe qui lie une personne à son ancêtre. On dit encore lignée ou ligne. |
| Livre de raison | Ouvrage manuscrit dans lequel ont été inscrits tous les événements marquants de la vie d'une famille, parfois sur plusieurs générations. |
| Livret de famille | Document délivré lors du mariage où sont notés les renseignements relatifs à l'état civil. |
| Livret militaire | Document délivré lors du service militaire. |
| M | |
| Maison | Famille, s'emploie uniquement pour la noblesse. |
| Matronyme | Nom de famille transmis par la mère. Voir aussi Paronyme. |
| Mention marginale | Inscription faite en marge d'un acte d'état civil indiquant le contenu d'un autre acte. |
| Minute | Acte original déposé au greffe ou conservé chez un notaire, pour délivrer des copies appelées grosses ou expéditions. |
| N | |
| Naturel | Qui est né hors mariage, par opposition à légitime. Enfant naturel. Qui est né de la personne même par opposition à adoptif |
| Numérotation | Système d'indexation des arbres généalogiques permettant un inventaire et un repérage méthodique de chaque individu. Exemples : Sosa-Stradonitz (ou encore Eytzinger), d'Aboville, Meurgey Tupigny. |
| Nobiliaire | Ouvrage recensant les familles nobles. |
| O | |
| Ondoiement | Baptême réalisé d'urgence en l'absence d'un ecclésiastique, lorsque l'on craint le décès de l'enfant. |
| Onomastique | Science qui étudie les noms propres (noms de lieux, patronymes...). |
| P | |
| Paléographie | Étude des écritures anciennes. |
| Parentèle | Ensemble des parents vivants d'un individu à un moment donné. |
| Paroisse | Territoire soumis à l'autorité spirituelle d'un curé. |
| Patronyme | Nom de famille transmis par le père. Voir aussi Matronyme. |
| Postérité | Ensemble des descendants d'une personne. Lorsque la personne n'a pas de descendants, on indique "sans postérité" ou "s.p.". Voir aussi Hoirs. |
| Puîné | Né après. On parle par exemple d'un frère puîné. Voir aussi Hoirs et Benjamin. |
| Q | |
| Quartier | Mot ancien synonyme d'ancêtre. |
| R | |
| Recensement | Opération administrative qui consiste à dénombrer une population. Ces documents apportent de nombreux renseignements concernant les familles. Jusqu'au XVIIIe siècle, les recensements sont faits par feu. |
| Registres paroissiaux | Registres de la paroisse dans lesquels étaient indiqués les baptêmes, mariages et sépultures. Voir aussi BMS. |
| S | |
| Sosa | Numéro que l'on attribue à un ancêtre. |
| Sources | Documents consultés pour l'établissement d'une généalogie ou d'une histoire familiale. |
| Surnom | Nom donné à une personne en plus de son nom véritable. Les surnoms du Moyen Âge sont à l'origine de nos noms de famille actuels. |
| T | |
| Table décennale | Registre récapitulatif des actes d'état civil classés par ordre alphabétique et chronologique sur une période de dix ans. Ces tables ont été instituées en 1793. |
| Tabellion | Fonctionnaire autrefois chargé de mettre en grosse les actes dont les minutes avaient été dressées par les notaires. |
| U | |
| Usuel | Ouvrage de consultation courante mis à la disposition des lecteurs dans un dépôt d'archives ou une bibliothèque. |
| Utérin | Parent du côté maternel. Deux enfants nés d'une même mère mais de pères différents sont dits frères utérins. Voir aussi Consanguin. |
| V | |
| Vingtième | Impôt indirect de 5% de tous les revenus, établi en 1749 et aboli en 1786, destiné à l'amortissement de la dette du royaume. |
3 - Les Titres Irréguliers
On peut ranger les titres irréguliers ou usurpés sous l'Ancien Régime en diverses catégories d'après leur origine :
A - Les titres qui reposaient sur des érections de terres dont les lettres patentes n'avaient pas été vérifiées et enregistrées au parlement ou à la chambre des comptes avec la formalité et dans les délais voulus. Dans ce cas, les lettres patentes, à moins qu'elles ne fussent relevées de leur surannation, devenaient de simples brevets de titre personnel et non transmissibles à la postérité du bénéficiaire. Malgré cela, les enfants et descendants du concessionnaire prenaient très souvent, à la mort de ce dernier, le titre non héréditaires dont il était revêtu, et le transmettaient eux-mêmes irrégulièrement à leur postérité.
B - Les titres qui avaient été conférés par des souverains étrangers, et qui reposaient sur des terres sises dans des pays réunis postérieurement à la France, tels que la Franche-Comté, La Lorraine, La Flandre, l'Artois, etc. Pour rester légitime possesseur de ces titres, il fallait en demander la confirmation au roi de France, et payer des droits de finances et d'enregistrement. C'est ce que régla une déclaration du roi du 8 décembre 1699 spéciale pour le Hainaut, la Flandre et l'Artois, dans laquelle on remarquait cette disposition : " Tout noble qui prendra la qualité de baron, comte, marquis etc. ; sans avoir des terres titrées doit être condamné à 50 florins d'amendes. ". Quant aux titres octroyés par les souverains pontifes dans le Comtat Venaissin, ils ne sont théoriquement pas légaux en France, bien que traités dans cet ouvrage, ce territoire n'ayant été annexé à la France qu'après l'abolition des titres féodaux.
C - Les titres conférés par des souverains étrangers et assis sur l'érection d'un fief situé hors de France. De semblables collations de titres avaient besoin d'une confirmation ou plutôt d'une concession nouvelle avec érection de terre en France.
D - Les titres pour lesquels on invoquait la possession centenaire. Cette manière d'acquérir un titre était essentiellement irrégulière. L'arrêt du 12 août 1663 et la déclaration du roi du 8 décembre 1699 ne prévoyaient même pas ce cas exceptionnel. Des déductions lui avaient donné toute sa valeur, en effet une possession centenaire suffisait pour prescrire la noblesse ; elle devait, à plus forte raison suffire pour prescrire les titres. D'ailleurs, si un parlement, en se fondant sur l'arrêt de 1699, eût put refuser dans des actes de sa juridiction, de donner à une personne les titres dont elle se prévalait et ce sans lettres patentes, il n'aurait pas néanmoins pu la poursuivre et lui appliquer l'amende pour usurpation de titre, car la possession centenaire mettait à l'abri de toute peine ou amende. Un tel raisonnement pêche à la base. "Possesseur de mauvaise foi ne peut prescrire", nous disent le droit écrit et les coutumes médiévaux. Or comment pouvait-on être de bonne foi quand on avait usurpé un titre sans obtention de lettres patentes ? Comment, en outre, invoquer l'USUCAPION, qui ne pouvait s'appliquer qu'à la possession continue et ininterrompue d'une chose, condition qui n'existe pas dans le port d'un titre ? Enfin, est-il bien vrai que la possession centenaire prescrivait réellement la noblesse, ou, en d'autres termes, anoblissait ? Nullement. Elle dispensait seulement d'apporter les preuves plus anciennes qu'un siècle, parce que la noblesse pouvait prendre naissance à diverses sources et son origine étant d'autant plus incertaine qu'elle était plus ancienne, il eut été trop rigoureux d'exiger des preuves remontant au-delà de 100 ans. Mais il n'en était pas de même pour les titres, qui ne pouvaient être portés qu'en vertu de lettres patentes d'érection vérifiées et enregistrées. Les plus anciens titres, sauf ceux de quelques grands feudataires ne remontaient qu'au XVIe s., et en supposant que les lettres patentes, les registres du parlement et ceux de la chambre des comptes eussent été perdus, on aurait du se pourvoir auprès du roi en délivrance de nouvelles lettres de confirmation. Le vrai motif pour lequel la possession centenaire suffisait, c'est que les usurpations de titres n'ayant jamais été poursuivies, même quand elles étaient très récentes, il eut été singulier et pour ne pas dire anormal de se montrer rigoureux pour celles qui remontaient à plus d'un siècle.
E - Les titres que le roi avait donnés à quelqu'un, sciemment ou par mégarde, dans une lettre autographe qu'il lui adressait. Il ne suffisait pas que la lettre fut signée de Sa Majesté, il fallait en outre qu'elle fut écrite toute entière de sa main. La personne qui recevait une pareille lettre s'empressait généralement de la faire enregistrer au parlement, pour que cette cour de justice ne pût lui opposer plus tard un refus de reconnaissance, seule répression possible. On se fondait sur le vieil adage : "Le roi ne se trompe jamais". Ce que l'on avait pour le cas d'une lettre autographe a même été étendu aux brevets, aux lettres signées du roi, voire aux écrits de souverains étrangers ou de prince du sang de France, et même quelques fois de ministres ; mais seule la lettre autographe royale avait valeur légale, seulement pour son destinataire, et non pour ses descendants.
F - Les titres insérés dans un contrat de mariage auquel le roi de France avait daigné apposer sa signature. Il semblait en dans ce cas, difficile de poursuivre et de condamner les usurpateurs du titre qui aurait reçu du roi cette espèce de reconnaissance. Mais en résumé tous ces titres n'étaient que des titres de courtoisie.
G - Les titres qui provenaient de l'érection d'une terre titrée ultérieurement aliénée. Dans ce cas très fréquent sous l'Ancien Régime, il arrivait que le vendeur continuait indûment à porter le titre du fief dont il s'était dessaisis et que l'acquéreur s'empressait de prendre ce titre, auquel il n'avait aucun droit, à moins d'obtenir une érection nouvelle que l'on appelait lettres de confirmation. Ces confirmations ne représentèrent que 7,5% des érections en terres titrées, soit une proportion marginale par rapport au nombre d'acheteurs qui reprenaient et portaient indûment le titre de leur nouvelle acquisition.
Dans ce cas, les acquéreurs d'une terre titrée ne pouvaient que s'intituler que : "seigneurs de la baronnie de …" si l'agissait d'une baronnie, et de même pour les autres terres titrées.
La seule exception à cette règle furent les baronnies, vicomtés et les comtés anciens, dont l'origine se perdait en des temps très reculés. En effet ces baronnies, vicomtés et comtés transmettaient le titre de baron, vicomte et de comte à quiconque venait à les posséder légalement.
H - Les titres attachés à une terre qui, érigée en marquisat, comté, etc., pour une personne dont la postérité mâle s'éteignait, passait à une branche collatérale de la même famille ou à un descendant en ligne féminine Il fallait une nouvelle création par lettres patentes ; mais on s'en exemptait généralement Quelques personnes ont voulu invoquer, pour se justifier, les expressions des lettres patentes d'érection " en faveur des enfans et descendants mâles et femelles " Ces paroles signifient que le titre passait à défaut d'héritiers mâles, aux filles du nom, mais jamais aux descendants de celles-ci.
I - Les titres qui avaient pour origine la possession d'une charge civile ou militaire. L'usage s'introduisit dès la fin du XVIIe siècle de donner aux officiers généraux, aux présidents au parlement et à quelques autres hauts fonctionnaires les qualifications de marquis, de comte etc... Quoique ces titres irrégulièrement portés eussent au moins dû rester personnels, ils passaient par tolérance aux fils et souvent même aux héritiers collatéraux de ces officiers ou magistrats.
J - Les titres que l'on prenait à l'occasion des honneurs de la cour. Si le présenté n'avait aucun titre, il en choisissait un, celui de duc excepté. On exigeait cette formalité pour donner plus d'éclat à la cour de France. Ces qualifications ne devaient pas passer à la postérité masculine et directe de ceux qui les avaient porté. C'étaient des faveurs personnelles que le roi se réservait de modifier ou de renouveler à la génération suivante lors d'une nouvelle présentation. Ces titres dont leurs porteurs étaient qualifiés dans les actes publics, ont été conservés par les chefs de famille. Pour les différencier des titres réguliers, les généalogistes employaient avant leur indication l'expression de " titré ", alors que celle de " dit " désignait l'appellation de ceux qui s'arrogeaient un titre de leur propre chef.
K - Les usurpations de titres qui n'avaient d'autres excuses que le caprice et la convenance des personnes. Cette classe de possesseurs de titres nobiliaires, de loin la plus nombreuse, n'a jamais cessé d'augmenter de jour en jour sous l'Ancien régime et même encore aujourd'hui. Le plus léger prétexte suffisait aux usurpateurs. L'un invoquait une qualification échappée par mégarde des lèvres d'un souverain ou d'un prince ; l'autre une souscription de lettres. Ceux-ci plus francs n'invoquent pour se justifier que leur bonne naissance ou leur grande fortune. Ils prenaient un titre dans les actes, ou même seulement dans des faire-part ; ils le mettaient sur leurs cartes de visite, on le leur donnait dans les salons et la tolérance du Monde sanctionnait le fait accompli.
source : Extraits de l'introduction du DIictionnaire des titres et des terres titrées en France sous l'ancien régime
Règles de la numérotation sosa
| Monarchie | |
| Titres principaux | Basileus · Dauphin · Émir · Khan · Makoko · Monarque · Reine · Roi · Sultan · Sultane validé · Tsar · Padishah · Prince Grand-prince, Prince royal · Princesse royale · Généalogie princière |
| Autres titres | Baron · Baronnet · Comte · Duc · Grand-duc · César · Empereur · Auguste · Freiherr · Monseigneur · Roi consort · Maîtresse royale · Son Altesse sérénissime · Patrice · Prince consort · Sahib · Sébastokrator |
| Politique | Abdication · Absolutisme · Antiroi · Appellations des princes du sang · Ban · Despotisme légal · Monarchie absolue de droit divin · Monarchisme · Monarchie constitutionnelle · Monarchie élective · Régence · Régicide · Le Roi est mort, vive le Roi ! · Sacre · Union personnelle |
| Religieux | Calife · Chah · Chérif · Prince-abbé · Prince-évêque · Paladin · Sayyid · Thaumaturgie |
| Militaires | Burgrave · Comte palatin · Despote · Earl · Margrave · Marquis · Magnat · Pacha · Vicomte |
| Lieux | Baronnie · Califat · Château · Comté · Cour · Empire · Royaume · Palais · Seigneurie |
| Entourage | Chevalerie · Conseiller du roi · Echanson - Ecuyer · Pervane · Vizir |
| Autres | Titre de noblesse · Titre de courtoisie · Aristocratie · Noblesse · Royauté · Sa Majesté · Son Altesse royale · Son Excellence · L'honorable · Couronne (attribut) · Couronne (État) · Regalia · Sceptre |
La Numérotation descendante d'Aboville
Le prinicipe de cette numérotation :
Lorsque des enfants sont issus de lits différents, on ajoute une lettre de l'alphabet par lit : a pour le premier, b pour le second... On identifie immédiatement la mère de l'enfant.
Si l'on compte le nombre de numéros, on connaît immédiatement le nombre de générations. Par exemple, le 1.1.2 descend à la 3 e génération de l'ancêtre commun.
La numérotation descendante Pélissier
Le principe est le même que pour la numérotation d'Aboville mais les chiffres sont remplacés par des letrres.
Les majuscules sont réservées aux hommes.